Thomas Henry Moray

L’énergie radiante

Thomas Henry Moray est né le 28 août 1892, à Salt Lake City, cinquième ville du monde à posséder à cette époque un système centralisé d’électricité.

Il était le septième enfant de sa famille, fils d’un homme d’affaires devenu ingénieur en électricité. Il a découvert les écrits de Tesla à l’âge de huit ans. Il s’est aussi inspiré des travaux du Français, le Dr Gustave Le Bon, auteur de  » l’Evolution de la Matière  » et de  » l’Evolution des Forces « .

Il obtint ses diplômes au Collège de Commerce des Saints des Derniers jours. Il les compléta par correspondance avec un cours d’ingénieur en électricité et obtint son doctorat en ingénierie électrique en 1918 à l’Université Suédoise d’Upsala.

Il a été ingénieur, dessinateur dans les compagnies Utah Power & Light Co., Phoenix Construction et ingénieur chef à Arastard Construction & Engineering Co., Division Electrical Engineer, Mountain States Telephone & Telegraph Co. et également ingénieur consultant dans le privé. Moray a été un pionnier dans l’utilisation des transistors.

Dès le début des années 1900 et jusqu’en 1930 il démontra devant une presse ravie, la conversion à sur-unité. Fin 1910, il put faire une démonstration d’un petit appareil électrique (8 watts) produisant un arc miniature devant ses amis Lorine et Parnel Hinckley. Il pensera d’abord que l’électricité statique était en cause mais trouvera ensuite en 1911, qu’il n’en était rien.

La vie de Moray rivalise avec un roman noir. Un jour, des coups de feu tirés d’une mystérieuse berline noire ont atteint sa voiture, pourtant équipée de vitres pare-balles, sans blesser personne heureusement. Le 02/03/1940, Henry Moray, pourtant bon tireur, mais non violent, a été agressé dans son propre laboratoire, et a reçu une balle dans la jambe. C’est pourquoi, il a toujours eu ensuite un fusil à portée de main. Il a été agressé de nombreuses fois sur la voie publique.

En l’absence de la famille, le laboratoire était régulièrement saccagé. Les menaces étaient courantes. H. Moray croyait que ses mystérieux opposants faisaient partie du complot communiste (dans tous les esprit à l’époque), mais il s’agissait de jalousie professionnelle de la part d’autres scientifiques, ou de compagnies collaboratrices avides de celles qui ont disparu avec l’argent de H. Moray.

Photo T.H. Moray - 2

A une certaine époque des amis l’ont persuadé de s’associer à l’Agence Rurale d’Electrification (R.E.A). Son assistant Félix Frazer a fracassé l’appareil de Moray car l’inventeur avait refusé de donner les informations concernant la construction de sa machine. Ce mécontent, ingénieur du gouvernement affecté à REA était censé l’aider, mais n’était qu’un « agent » lié, pour des raisons politiques avec des groupes d’intérêts qui avaient bien calculé que T.H. Moray n’était pas assez riche pour reconstruire son appareil. Ils ne s’étaient pas trompés. Même s’il a poursuivi ses recherches, T.H.Moray n’a pu le reconstruire et l’a démonté ostensiblement. 

T.H. Moray a refusé fermement de vendre ses inventions à des compagnies qui ne en lui garantissaient pas une utilisation libre pour le bien être des gens. Il pensait avec effroi qu’une grande compagnie pouvait acheter son invention pour l’enterrer.

Dans les années 30, T.H. Moray eut des problèmes pour développer un certain nombre d’appareils à semi conducteurs. Le bureau des brevets rejeta sept applications de l’appareil (non conforme aux lois physiques connues) dont l’une en 1927, sur un semi conducteur, système sans mouvement au germanium, sous prétexte qu’il fonctionnait sans cathode chaude. Son travail sur les semi conducteurs était très en avance sur son temps et ne pouvait pas être compris par les experts.

Il a malgré tout poursuivi les démonstrations de sa machine jusqu’à ce qu’il soit menacé de perdre les droits de son brevet s’il continuait.

Photo T.H. Moray - 3

On dit qu’il fut alerté très tôt par ce qu’il a ensuite nommé Énergie Radiante en voyant la nuit ses phares de voiture « coller » à un poste de ligne téléphonique éteint. C’est là qu’il fut confronté pour la première fois à un rythme sonore et vibrant et s’étonna de savoir ce qui pouvait le produire. Il pensait que les oscillations électriques, sous forme d’ondes au-delà de celles de la lumière, arrivent sur Terre continuellement, et en repartent telles des vagues, et en plus grande quantité de jour que de nuit. (Selon un rapport du Chicago Institute of Technology, la planète Terre reçoit l’équivalent de 160.000 CV par habitant).

Comparaison des principes de T.H. Moray et Nikola Tesla

Comparaison des principes de T.H. Moray et de Nikola Tesla


T.H. Moray disait que l’électricité était une modification de l’éther. Il avait travaillé avec la « bible » de l’époque : « The Principles Underlying Radio Communications » (brochure n° 40, 600 pages des meilleurs plans en 1918 et 1922). Et aussi avec les numéros 120 et 121 du Bureau des Standards.
En Juin 1925, après une démonstration où il put alimenter une vieille lampe à carbone de 16 bougies, et d’une demi capacité, il alluma une lampe de type C.G.E. de 100 watts devant R.L. Shoup et sa femme. Il appela son invention  » Energie Radiante « . Cette démonstration fut suivie d’une autre devant Massey et Brown, associés à ce moment-là à l’Hôtel Roberts de Salt Lake City.
Le 06/08/1925, R.L. Judd vint voir l’inventeur et fut très impressionné en voyant fonctionner un appareil, un cylindre de 15 cm de haut et 20 cm de diamètre.
En Octobre 1925, T.H. Moray fit avec Judd l’expérience suivante. Sur le toit du poulailler ils placèrent l’appareil, et dressèrent l’antenne après avoir coupé le commutateur central de la maison située à 300 mètres environ. M. Judd déplaça le carton – support de l’appareil en divers endroits, et l’un comme l’autre vérifièrent qu’il n’y avait aucun équipement caché dans le poulailler.
L’appareil fut mis en marche, M. Judd chronométrait pour voir le moment où apparaîtrait la lumière. H. Moray a pu allumer la lampe de 100 watts, faire grésiller un vieux fer électrique Hotpoint de 655 watts. Après avoir enlevé l’antenne à la demande de M. Judd, la lumière s’éteignit. En la reconnectant, la lumière revint. Ceci fut fait plusieurs fois en enfonçant de plus en plus dans la terre, selon des emplacements choisis par M. Judd et chaque fois l’intensité lumineuse augmentait avec la profondeur. Cela dura deux heures et demi car M. Judd voulait voir pendant combien de temps la machine fonctionnerait. T.H. Moray lui proposa alors de l’installer plus confortablement pour passer la nuit !
M. Judd regrettait énormément que le Dr Harvey Fletcher de Western Electric et des Laboratoires Bell n’ait pu être là pour voir fonctionner l’appareil. M. Judd parti, T.H.Moray plaça l’appareil à l’intérieur de la maison où il fonctionna 3 jours et 3 nuits sans arrêt, sans baisse d’énergie.
Dans l’espoir de développer son appareil et d’obtenir un brevet, T.H. Moray se mit d’accord avec R.L. Judd pour avoir l’aide des Drs Fletcher, Milton Marshall et Carl Eyring de l’Université Brigham Young (plus tard chez Bell).
A la fin de 1928, comptant sur les compétences des Dr Eyring et Fletcher il leur divulgua complètement le principe de sa « valve » radio, en réservant au Dr Marshall les informations sur la réalisation concrète. Il déposa ensuite un brevet pour son semi conducteur au germanium. Il s’aperçut alors que les informations données pour le brevet avaient été rendues publiques et que d’autres les utilisaient. M. Judd ne pouvant financer le passage du stade expérimental au stade industriel, T.H. Moray fut trompé par un groupe d’hommes d’affaires de l’Utah et dut intenter une action en justice contre leur compagnie et dissoudre ensuite la société.

Photo T.H. Moray - 4

En 1939, T.H. Moray qui poursuivait ses travaux, dépensa une somme fantastique. Son appareil, une boîte qui ne pesait que 25 kg ne nécessitait alors que quelques watts de courant, et fournissait 50.000 watts (ce que contredit Moreland qui dit 3000 watts).

Des essais ont été faits sur l’automobile : les moteurs qui pouvaient tourner jusqu’à 36.000 tours/minute restaient froids et, dans l’obscurité émettaient une lueur violette autour d’eux, un peu comme cette lumière dont parlait T.H. Moray dans le cas d’utilisations thérapeutiques de son principe.

Jusqu’à sa mort en Mai 1974, il fit des exposés sur son appareil, pour des étudiants ou des groupes restreints.


Apparait :

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