ARON ABRAHAMSEN

31 janvier 2019 0 Par ConsciencesCollectives

La première fois qu’Aron Abrahamsen est allé aux Archives Akashiques, ce fut à l’occasion d’une lettre qu’il venait de recevoir d’un jeune homme qui lui demandait une » lecture  » sur le choix qu’il devait faire entre plusieurs emplois.

« Je me suis assis sur mon rocking chair favori, j’ai pris une profonde inspiration, et je me suis relaxé. Je me suis détendu et j’ai commencé à prier pour le jeune homme. J’avais souvent prié pour les gens dans le besoin par le passé. Mais cette fois quelque chose d’étrange s’est passé.

» Immédiatement je me suis trouvé hors de mon corps, sur le toit de ma maison. En regardant autour de moi, j’ai vu les grands eucalyptus une centaine de mètres environ, l’orangeraie juste derrière moi, et à droite et à gauche les autres maisons dans l’impasse où nous habitions. J’ai regardé en bas à travers les chevrons avec une sorte de vision extralucide, et j’ai vu mon corps assis dans le rocking chair dans le salon. J’ai pensé en moi-même que c’est intéressant d’être dans deux endroits à la fois.

» Néanmoins, j’ai senti qu’il devait y avoir une raison pour que je sois sorti de mon corps, alors j’ai traversé le toit et je me suis élevé de bas en haut en continuant à prier pour le jeune homme. Bientôt je me suis retrouvé en train de marcher le long d’un chemin étroit, à peine suffisant pour une personne. Le chemin et ses alentours étaient ouatés, blancs et mousseux comme des nuages.

» Tout était extrêmement calme, comme après une chute de neige quand la nature est recouverte par un silence léger. En entrant dans la solitude, je me suis senti rempli de respect pour Dieu. Le silence divin imprégnait mon être.

» Comme j’avançais, je savais d’une manière ou d’une autre que j’étais sur le point d’obtenir une information qui pourrait aider ce jeune homme. Bien que ce fût une expérience unique et peu familière, je ne ressentais ni crainte ni appréhension. Tout me paraissait normal, comme si je savais exactement ce que je faisais. Arrivé à un embranchement du chemin, j’ai pris instinctivement à gauche, puis j’ai tourné dans le virage légèrement à droite.

» Soudainement, je le vis.

» M’arrêtant, je l’ai contemplé de loin, c’était un temple ressemblant à un palais Grec avec huit grandes colonnes qui supportaient le toit. La construction entière était faite d’un pur marbre blanc. Bien que je ne l’eusse jamais vu auparavant, d’une manière ou d’une autre, il me semblait familier. J’ai compris soudain que c’était le lieu où les chroniques des nombreuses vies de chaque personne sont enregistrées : les Archives Akashiques.

» Le temple me dominait et disparaissait dans les bancs de nuages. Comme j’en étais encore loin, je désirais ardemment être là-bas. Instantanément, je me trouvais juste devant la grande terrasse de marbre où les colonnes grecques atteignaient le ciel. La terrasse était approximativement à 2 mètres au-dessus de moi. Je savais que l’information que je cherchais était à l’intérieur de ce bâtiment, alors je me suis hissé sur la terrasse.

» Comme je grimpais dessus, deux hommes, habillés de toges blanches sont apparus et m’ont accueilli. L’un d’eux m’a dit qu’ils m’attendaient et qu’ils étaient mes guides. Je leur ai raconté le problème du jeune homme. Ils ont suggéré que peut être quelque chose dans ses vies passées pourrait donner un indice qui l’aiderait à résoudre son problème. Cette éventualité ne m’était jamais venue à l’esprit, mais elle était sensée.

» Sans hésitation ils m’ont fait entré dans l’immense bibliothèque du temple où il y avait des étagères énormes, de 20 à 30 mètres de haut et séparées par des allées de 8 à 10 mètres de large qui s’étendaient à perte vue. Bien que le sol ressemblait à des nuages, il n’en soutenait pas moins tout et était ferme sous les pieds.

» Des livres énormes reliés en cuir de plusieurs couleurs, rehaussés et bordés d’or, remplissaient les étagères. Pour moi la vue en était saisissante. J’avais passé un temps considérable dans de nombreuses bibliothèques, mais je n’avais jamais vu quelque chose de ce genre.

» Pendant que nous longions les allées, mes guides ont sélectionné des livres et les ont portés sur une très grande table. Là, ils les ont ouverts et m’ont donné les réponses que je cherchais. Fasciné par la belle calligraphie sur les pages, j’ai été obligé de me concentrer sur l’information qui m’était donnée. Quand mes guides ont eu fini, ils ont fermé les livres et les ont remis sur les étagères, et nous avons quitté la bibliothèque avec les données que je devais transmettre au jeune homme.

» Mes guides m’ont escorté à l’endroit par où j’étais entré, et je leur ai dit au revoir sachant intérieurement que je reviendrais. En suivant la trace des pas le long du chemin de nuages, j’ai pénétré dans l’espace. Comme en sautant du tremplin d’une piscine, j’ai plongé vers le bas. Bien qu’il me semblait que je tombais rapidement, tout était serein – je n’avais aucune sensation de déplacement d’air.

» En un clin d’oeil je me suis retrouvé sur mon toit et je pouvais me voir en bas dans le rocking chair. Rapidement, je me suis glissé dans mon corps physique. J’étais de retour à la maison. »

Extrait du livre d’Aron Abrahamsen, 
On Wings of Spirit
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Traduction de Brigitte Pistol