19 nouveaux sites ont été inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco

Chaque année, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture se réunit afin d’établir la liste des sites qui seront inscrits au patrimoine mondial en vertu de leur valeur universelle exceptionnelle pour l’humanité. Le rassemblement annuel de l’UNESCO se tient depuis le 24 juin dernier à Manama au Bahrein. Sous la présidence de Sheikha Haya Bint Rashed al-Khalifa, le comité a inscrit 19 nouveaux sites à la liste.

Les sites sont soigneusement sélectionnés sur la base de six critères culturels et de quatre critères naturels, allant de chef-d’œuvres issus du génie créatif humain à des paysages d’une beauté naturelle exceptionnelle.

À cela s’ajoute la Liste du patrimoine en péril qui a pour vocation d’alerter l’opinion publique sur les conditions qui mettent en danger ces lieux ainsi que d’encourager à mettre en place des mesures correctives. Source

Voici les 19 Sites (cliquez pour zoomer)

1. Göbekli Tepe

Situées en Turquie dans le sud-est de l’Anatolie, non loin de la frontière syrienne, les ruines de Göbekli Tepe datent du Néolithique précéramique. Avec des structures mégalithiques circulaires et rectangulaires, ces ruines seraient des enceintes érigées par des groupes de chasseurs-cueilleurs entre 9600 et 8200 avant Jésus-Christ. Découvert lors de fouilles en 1963, les archéologues ont analysé le site comme lieu cérémonial chamanique, certainement funéraire. Les nombreuses sculptures d’animaux sauvages offrent une grande matière aux archéologues pour reconstituer l’environnement de ces populations mésopotamiennes.

2. La Cathédrale de Saxe-Anhalt

Cette cathédrale de Saxe-Anhalt a débuté sa construction en 1028 et reste encore à ce jour une parfaite illustration de l’architecture romane du Moyen-Âge. Célèbre pour son jubé, elle deviendra connue comme l’œuvre du maître de Naumbourg. La cathédrale perd son statut de siège épiscopale à la mort du dernier évêque catholique en 1964 et deviendra alors un lieu de culte luthérien.

3. La ville d’Ivrée

Ivrée, cité industrielle du XXe siècle – La ville d’Ivrée n’est pas moins que l’un des berceaux de l’industrie italienne du 20e siècle. Située dans le Piémont, elle a d’abord accueilli Olivetti, fabricant de machines à écrire, calculatrices mécaniques et ordinateurs de bureau renommé. La cité, inscrite au patrimoine mondial, est constituée d’une grande usine, de bâtiments administratifs. Elle a été pensé par les premiers noms de l’urbanisme italien des années 1930 à 1960. La proximité entre la conception industrielle et la conception architecturale en fait un lieu d’excpetion.

4. Madinat al-Zahra

Ville Califale d’Espagne, Madinat al-Zahra constitue aujourd’hui les ruines de l’ancien palais calife des Omeyyades de Cordoue, Abd-ar-Rahman III al-Nasir. Erigée à partir de 936, elle a été le symbole de l’opulence de la région de Cordoue jusqu’en 1910 où la guerre civile mena au pillage de la cité. Ce vestige de la civilisation islamique du 5e siècle est reconnu pour son caractère complet avec ses routes, ponts, bâtiments et systèmes hydrauliques.

5. Aasivissuit-Nipisat

Située dans le détroit de Davis, Aasivissuit-Nipisat est une île au large du Groenland. Habitée par les humains depuis plus de 4200 ans, elle est historiquement une terre de chasse et de pêche pour les inuits. Des traces de l’évolution de cette terre à travers les saisons et le développement humain sont observables dans l’ensemble de son paysage. Elle est surtout une trace marquée des modes de migrations humaines.

6. Hebedy

Site archéologique des vestiges d’un emporium contenant les ruines de rues, bâtiments, cimetières et d’un port, Hebedy aurait été construit entre le 1er et le 2nd millénaire. Le site est entouré par une partie du Danevirke, ligne de fortification traversant l’isthme du Schleswig. Sa situation unique entre l’Empire franc au sud et le royaume danois au nord fait de la cité une liaison décisive entre l’Europe continentale et la Scandinavie et entre la mer du Nord et la mer Baltique. La conservation exceptionnelle de ce matériel en fait un bien d’exception pour l’analyse de la situation économique et sociale au temps de vikings.

7. Un Bâtiment public à Mumbai

Ensembles néo-gothique victorien et Art déco de Mumbai – Mumbai a connu une forte mutation de son urbanisme au 19e siècle. Beaucoup de bâtiments publics ont été construits dans le style néo-gothique victorien, ainsi qu’au début du 20e siècle dans le style Art déco cette fois. Ces constructions étaient articulées autour d’éléments supposés répondre au climat local, tout en balcons et vérandas. Ces deux ensembles témoignent des phases de modernisation que Mumbai a connu entre 1880 et 1920.

8. Le Site de sassanide

Paysage archéologique sassanide de la région du Fars – Situés dans le sud-est de la province iranienne du Fars, ce paysage archéologie regroupe huit sites sur trois zones : Firouzabad, Bishapour et Savestan. Il s’agit d’édifices fortifiés, de palais et de plans urbains de l’Empire sassanide. Les sites comprennent notamment la première capitale du fondateur de la dynastie, Ardachir Papakan. Ce paysage relève d’une grande importance archéologique en tant que témoin des traditions culturelles achéménides.

9. Le château Hara

Dans le nord-ouest de l’île de Kyushu, on retrouve les 12 éléments qui composent cette série de sites chrétiens dont des villages, le château Hara et une cathédrale, construits entre le 17e et 19e siècle. Cela représente les traces des plus anciens colons chrétiens au Japon. Ces différents sites apportent un éclairage sur les modes de vie des chrétiens cachés de la région de Nagasaki, y compris pendant la période d’interdiction de leur foi.

10. Thimlich Ohinga

Au Kenya, dans la région du lac Victoria, on retrouve un établissement fortifié en pierre sèche probablement construit au 16e siècle nommé Thimlich Ohinga. Ce site est l’enceinte traditionnelle existante la plus vaste et la mieux préservée construites pour les civilisations pastorales de la région du lac Victoria.

11. Cité de Qalhât

Cité ancienne de Qalhât – Localisé sur la côte est du sultanat d’Oman, le site comprend la cite ancienne de Qalhât, ses remparts intérieurs et extérieurs, ainsi que des nécropoles extérieures aux remparts. Développée du 11e au 15e siècle sous le règne des princes d’Ormuz, la cité était un port important de la côte orientale de l’Arabie. Elle témoigne des échanges commerciaux entre la côte orientale de l’Arabie, l’Afrique de l’Est, l’Inde et jusqu’à la Chine et l’Asie du Sud-Est.

12. Oasis d’Al-Ahsa

L’oasis d’Al-Ahsa est un site en série d’Arabie Saoudite qui comprend des jardins, des canaux, des sources, des puits, un lac de drainage, des bâtiments historiques… L’ensemble de ces éléments symbolisent la sédentarisation dans la région du Golfe depuis la période néolithique jusqu’à nos jours. Avec ses 2,5 millions de palmiers, il s’agit de la plus vaste oasis au monde. Ce paysage géoculturel unique est aussi un exemple exceptionnel d’interaction humaine avec l’environnement.

13. Barberton Makhonjwa

Montagnes de Barberton Makhonjwa – Site naturel, les montagnes se situent au nord-est de l’Afrique du Sud et englobent 40 % de la ceinture de roches vertes de Barberton, une des plus anciennes structures géologiques de notre planète. Les Montagnes de Barberton Makhonjwa représentent la succession de roches volcaniques et sédimentaires la mieux préservée datant de 3,6 à 3,25 milliards d’années, lorsque les premiers continents ont commencé à se former sur la terre primitive.

14. Fanjinshan

Situé dans la chaîne de montagnes de Wuling en Chine, Fanjinshan se caractérise par une amplitude altitudinale qui va de 2.570 à 500 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui favorise l’existence de types de végétation et de relief très diversifiés. C’est une île de roches métamorphiques dans un océan de karst qui abrite encore de nombreuses espèces animales et végétales dont l’origine remonte au Tertiaire, il y a entre 65 millions et 2 millions d’années. L’isolement a favorisé un haut degré de biodiversité avec des espèces endémiques.

15. La Chaîne des Puys

La chaîne des Puys, aussi appelée monts Dôme, est un ensemble de 80 volcans s’étirant sur plus de 45 km au nord du Massif central, en France. Les caractéristiques géologiques du site démontrent comment la croûte continentale se fissure puis s’effondre, permettant au magma profond de remonter. Le site illustre de manière exceptionnelle le phénomène de rupture continentale – ou rifting-, qui est l’une des cinq principales étapes de la tectonique des plaques.

16. Le Lac Turkana

Parcs nationaux du Lac Turkana – Plus salé des grands lacs d’Afrique, le Turkana foisonne d’une diversité de faune et de flore. Les trois parcs nationaux servent d’étapes aux oiseaux d’eau migrateurs et constituent d’importantes zones de reproduction pour le crocodile du Nil, l’hippopotame et différents serpents venimeux. Les gisements fossilifères de Koobi Fora ont énormément contribué à la compréhension des paléoenvironnements du continent.

17. Sansa

Sansa, monastères bouddhistes de montagne – Les Sansa sont des monastères bouddhistes de montagne de Corée éparpillés dans régions méridionales. Sept temples composent le site. Construit entre le 7e et le 9e siècle, ils renferment un grand nombre de structures, d’objets, de documents et de sanctuaires remarquables. Lieux sacrés, les monastères de montagne ont survécu jusqu’à nos jours en tant que centres religieux vivants, avec une pratique toujours active de la foi.

18. Chiribiquete

Situé dans le nord-ouest de l’Amazonie colombienne, le parc national de Chiribiquete est la plus grande zone protégée du pays. On relève la présence très particulière des tepuys, plateaux de grès aux parois abruptes qui dominent la forêt. Plus de 75.000 peintures, datées de 20.000 avant notre ère jusqu’à nos jours, figurent sur les parois de 60 abris sous roche qui bordent le pied de ces tepuys, dédiées à un culte du jaguar, symbole de pouvoir et de fécondité. Pour les communautés autochtones, la région est considérée comme sacrée.

19. Vallée de Tehuacán-Cuicatlán

La vallée de Tehuacán-Cuicatlán, qui fait partie de la région méso-américaine, est la zone aride la plus riche en biodiversité de toute l’Amérique du Nord. A travers ses trois zones, Zapotitlán-Cuicatlán, San Juan Raya et Purrón, la vallée abrite notamment les forêts de cactus tubulaires les plus denses de la planète, qui modèlent un paysage unique également composé d’agaves, de yuccas ou encore de chênes.

Source : https://lesavoirperdudesanciens.com/2018/07/19-nouveaux-sites-ont-ete-inscrits-au-patrimoine-mondial-de-lunesco/

La Loi de Un – Les reves

Q Comment est-ce que le rêve est conçu ou programmé? Est-ce que cela est fait par le ‘soi’ supérieur, ou bien qui est responsable de cela?

R Dans tous les cas, le complexe mental/corps/esprit a recours comme il le peut à la faculté de rêver. Il est lui-même responsable de cette activité.

Q Vous voulez dire alors que c’est le subconscient qui est responsable de ce que je vais appeler le plan ou scénario du rêve. Est-ce exact?

R C’est exact.

Q Est-ce que le souvenir que l’individu a du rêve quand il s’éveille est habituellement raisonnablement fidèle? Est-ce que le rêve est facilement remémoré?

R Vous devez réaliser que nous sur-généralisons afin de répondre à vos questions, car il y a plusieurs sortes de rêves.

Cependant, d’une manière générale, il peut être noté que c’est seulement l’observateur entraîné et discipliné qui se souvient raisonnablement bien de ses rêves. Cette faculté peut être apprise par la vertu d’une discipline de l’enregistrement, immédiatement avant le réveil, de chaque détail dont il est possible de se rappeler. Cet entraînement forme la capacité de se remémorer les rêves. La perception la plus commune qu’a un complexe mental/corps/esprit de ses rêves est troublée, confuse, et promptement perdue.

Q En se remémorant ses rêves, vous voulez dire qu’un individu peut trouver des indices spécifiques aux blocages de ses centres énergétiques et, de ce fait, réduire ou éliminer ces blocages? C’est bien ça?

R C’est cela.

Q Il y a une partie du sommeil qui a été nommée REM. Est-ce cela l’état de rêve?

R C’est exact.

Q Il a été remarqué que cela se produit en petits épisodes pendant la nuit, avec des intervalles entre. Y a-t-il une raison particulière à cela?

R Oui.

Q Si cela est utile à savoir, voudriez-vous me dire pourquoi le processus du rêve fonctionne comme cela?

R Les portions du processus du rêve qui sont utiles à la polarisation et aussi à la vision du mystique, ont lieu dans le temps/espace et, par conséquent, elles utilisent le pont entre métaphysique et physique, pendant ce qui paraît être une brève période de votre espace/temps. L’équivalent de temps/espace est bien plus grand. Le pont demeure cependant, et traduit chaque distorsion du mental, du corps et de l’esprit comme il a reçu les distorsions des influx énergétiques, de sorte qu’une guérison peut avoir lieu. Ce processus de guérison ne se produit pas avec l’incidence des rapides mouvements des yeux, mais bien en grande partie dans la portion d’espace/temps du complexe mental/corps/esprit utilisant le pont vers le temps/espace, pour que le processus de guérison soit enclenché.

Q Merci. Une question a été posée, que je vais transmettre maintenant. Dans le travail sur les catalyseurs des rêves y a-t-il un langage universel du mental inconscient qui peut être utilisé pour interpréter les rêves, ou bien est-ce que chaque entité possède un langage unique dans son propre subconscient, et qu’elle peut utiliser pour interpréter la signification des rêves?

R Il y a ce qui peut être appelé un vocabulaire partial des rêves, qui provient de l’héritage commun à tous les complexes mental/corps/esprit. Etant donné les expériences uniques d’incarnation de chaque entité, il y a une superposition qui augmente et devient une proportion de plus en plus grande du vocabulaire des rêves, à mesure que l’entité gagne en expérience.

G.B.B.L.K.A.

Source : La Loi de Un Le materiel de RA

Compilation : https://confederationdelaliberationdegaia.wordpress.com/2017/10/08/un-les-reves/

La pilule verte : Les pyramides et l’Atlantide – Documentaire de divulgation

Révélations pour la première fois au public de secrets concernant la grande pyramide et d’autres monuments créés par les anciens bâtisseurs. Entrez dans la contre-matrice grâce à la pilule verte, découvrez le réseau vert, l’oracle que les anciens nous ont laissé, pour que nous puissions retrouver la mémoire et enfin décoder leur message.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1709&v=KaU3srqoz_Q

Source : https://stopmensonges.com/la-pilule-verte-les-pyramides-et-latlantide-documentaire-de-divulgation/

Les XV Tablettes de THOTH l’Atlante.

La Table d’émeraude (Tabula Smaragdina en latin) est un des textes les plus anciens (certains disent qu’il a été écrit 30.000 ans avant JC, d’autres 5.000 ans avant JC) et célèbres de la littérature alchimique et hermétique (de Hermès chez les Grecs et Thoth chez les Egyptiens).
Elle présente l’enseignement de Thoth (Hermès Trismégiste), créateur des pyramides d’Egypte, et aurait été retrouvée dans son tombeau, gravée sur une tablette d’émeraude. La plus ancienne version connue se trouve en appendice d’un traité arabe du VIe siècle. Traduite en latin au XIIe siècle, elle fut commentée par de nombreux alchimistes au Moyen Âge et surtout à la Renaissance.

Ce qui est frappant en lisant les 15 tablettes de Thoth est son incroyable modernisme.
On y découvre des notions scientifiques récemment redécouvertes par la physique quantique notamment concernant les Multivers (dimensions parallèles), les polarités magnétiques des corps célèstres et atomes, le champs d’énergie autours de la Terre (ceinture de Van Allen), des explications sur l’espace temps, le récit de visites de planètes extraterrestres et de rencontres avec d’autres races Aliens, le pouvoir de la conscience sur la matière, la fonction première de la grande pyramide de Gyzeh…

L’histoire des Atlantes y est aussi décrite, la migration des survivants d’Atlantis en Égypte, et une incroyable prophétie concernant le fait que des ruines d’une citée engloutie remonteraient un jour à la surface de la Terre suite a un tremblement de Terre… je n’ai pas pu m’empêcher de penser a THE EVENT 😉 en me disant « Et si c’était ça THE EVENT? »… qui sait…

TablettesdeThoth2.pdf

Kundalini (sanskrit)

Le sanskrit est (a été) une des grandes langues de l’Asie, parlée essentiellement en Inde. Son origine remonte à la plus haute antiquité ; son usage, bien qu’en déclin, s’est poursuivi pendant l’ère chrétienne : il continuait à être parlé par les lettrés, comme une seconde langue. Aujourd’hui encore, c’est l’une des 15 langues officielles de l’Union Indienne, une langue de culte et d’enseignement. A titre de comparaison, le latin, depuis Charlemagne, a été utilisé comme une langue savante dans l’enseignement français, et ce jusqu’au XIXème siècle ; nous pouvons imaginer qu’il soit encore aujourd’hui parlé dans l’enseignement universitaire, avec un vocabulaire modernisé : cela peut nous donner une idée de ce que représente le sanskrit de nos jours en Inde.

I – HISTOIRE

Découverte :

Le sanskrit, bien que fort ancien, n’a été découvert par les philologues occidentaux qu’à la fin du XVIIIème siècle. En 1786, l’orientaliste William Jones déclarait : «La langue sanskrite, quelque ancienne qu’elle puisse être, est d’une étonnante structure ; plus complète que le grec, plus riche que le latin, elle l’emporte, par son raffinement exquis, sur l’une et l’autre de ces langues, tout en ayant avec elles, tant dans les racines de mots que dans les formes grammaticales, une affinité trop forte pour qu’elle puisse être le produit d’un hasard.» Il en déduit qu’elles sont issues d’une source commune, ainsi que le gotique, le celtique et le vieux perse.

Les remarques de Jones furent ensuite largement comfirmées par la grammaire comparée développée par Franz Bopp au XIXème siècle. La découverte du sanskrit permit le développement de la linguistique indo-européenne, de la grammaire historique, cette langue apparaissant comme le chaînon manquant entre la proto-langue indo-européenne et le grec ou le latin (ce qui est à nuancer : le sanskrit n’est pas l’ancêtre du grec ou du latin, mais c’est sans doute la langue la plus proche de la proto-langue, bien que les spécialistes ne s’accordent pas tous sur ce point).

Origine :

Le premier document connu remonte au XIVème siècle avant J.C. : c’est le Veda (ou Rgveda), une anthologie d’hymnes religieux. Certains points de repère indiquent que les éléments les plus anciens datent au moins du milieu du IIème millénaire, alors que d’autres sont plus récents.

Ce recueil de textes est déjà à considérer comme un monument littéraire, écrit dans une langue très achevée. Une conclusion s’impose : ce ne peut être un « premier essai ». Une langue n’apparaît pas ainsi d’un coup, dans un tel état d’achèvement. A cette époque, la langue elle-même est sans doute déjà ancienne. La littérature a fort bien pu être orale avant d’être écrite, mais que l’on songe au millénaire qui a presque été nécessaire en France pour passer de la Chanson de Roland à la Légende des Siècles de Victor Hugo, et l’on pourra se demander si la littérature sanskrite n’a pas démarré bien avant le milieu du IIème millénaire avant J.C. Les spécialistes considèrent qu’une partie du Veda est antérieure au IIème millénaire.

Evolution

La langue sanskrite a été décrite et, on peut dire, fixée par celui qui fut sans doute le premier grammairien (connu) de l’humanité : Panini, que l’on situe sans certitude entre le IVème et le VIème siècle avant J.C. Pour Panini, cette langue est tout simplement la langue, c’est-à-dire la seule langue de l’humanité. On n’a pas à l’époque et en ces lieux connaissance de l’existence d’autres parties du monde. Cette langue est pour lui éternelle, et sacrée, parce qu’elle a été donnée par les dieux. Il faut donc la protéger de toute corruption. Avec Panini commence la période du sanskrit classique, pendant laquelle il ne se produit plus de transformations grammaticales (ce qui n’empêche pas le lexique de s’enrichir). Une autre variante de la langue, le sanskrit épique, langue des épopées hindoues, apparaît comme postérieure à la langue classique, et pourtant plus archaïque, ainsi que plus populaire et plus souple.

Plus tard, vers 150 avant J.C., un autre grammairien, Patanjali, commentateur de Panini, décrit une langue qui est sensiblement dans le même état. C’est toujours une langue vivante, parlée (dans la plaine du Gange), la langue maternelle d’une bonne partie de la population. Il cite pourtant des formes dialectales, et fait donc allusion à des « corruptions ». C’est toujours, pour lui, la langue, éternelle, sacrée, à protéger desdites corruptions.

Au début de l’ère chrétienne sont élaborées de grandes épopées, mêlant des faits historiques et des légendes populaires, et contenant les valeurs fondamentales de la culture hindoue, tels le Mahabharata, le Ramayana, ou les Purana (ces derniers, élaborés jusqu’au Xème siècle).

Le terme samskrita apparaît en fait plusieurs siècles après J.C., pour désigner cette langue. C’est un terme qui existe déjà, signifiant « construit, préparé, parfait ». Il est jusque là utilisé pour qualifier… un mets cuisiné correctement, conformément à une recette. Le langage est samskrita quand il est construit selon les règles de la grammaire. Le sanskrit s’oppose au(x) prakrit(s), langue courante dérivée du sanskrit, désignée par un terme qui signifie « à l’état naturel, peu soigné ».

II – LA LANGUE

Les bases du sanskrit sont indo-européennes, proches de celles de la proto-langue reconstituée, avec parfois une accentuation de certains traits qui sont disparus dans d’autres langues. On comparera le sanskrit à cette proto-langue décrite à la page sur l’indo-européen.

Structure :

  • déclinaisons à 7 cas, avec le locatif et l’instrumental, mais le vocatif est considéré comme une variante du nominatif ;
  • 3 nombres (singulier, pluriel, duel) et 3 genres (masculin, féminin, neutre) ;
  • en conjugaison, 10 classes de verbes, possédant des modes, des temps, la voix passive, le tout à l’aide de désinences comme en latin ; le subjonctif existe en langue védique, mais a disparu en langue classique.

L’importance et la complexité de la morphologie correspondent à une simplicité relative de la syntaxe : l’usage des prépositions, et même celui des conjonctions, se sont fortement restreints entre la langue védique et la langue classique.

Lexique :

La grande richesse des formations lexicales compense aussi la pauvreté syntaxique :

  • tout nom peut être la base d’un verbe ; les possibilités de la dérivation sont quasi illimitées, grâce à une quantité de suffixes, dont beaucoup permettent de faire l’économie d’un syntagme complet ;
  • la composition utilise plusieurs procédés qui peuvent s’ajouter, un composé servant alors de base à un autre composé, ce qui donne des noms composés parfois interminables ;
  • un dictionnaire, commencé en 1939, élaboré à partir de 2000 textes et répertoriant des mots simples et des composés de deux ou trois termes au maximum, n’a pas encore pu être achevé à la fin du XXème siècle, et l’on prévoit au moins 100 000 pages grand format à 2 colonnes, soit des millions de termes.

Littérature :

Le sanskrit est la langue qui possède la littérature la plus abondante au monde : religion et mythologie, philosophie, poésie, théâtre, grammaire, droit, médecine, mathématiques et autres sciences… Un nouveau vocabulaire scientifique, technique, politique a été créé, et la production littéraire moderne n’est pas négligeable.

Source : http://bbouillon.free.fr/univ/hl/Fichiers/Cours/sanskrit.htm